« L’alternative heureuse »

Et si nous retournions à l’idée originelle de paradis ? Un lieu sur terre plutôt qu’au ciel avec le jardin comme élément central, protecteur des plantes, des arbres et des animaux qui le composent, un lieu où coule l’eau de la vie, celle qui rend la terre fertile ?

L’exposition « L’alternative heureuse » propose d’ouvrir le débat de façon visuelle et artistique sur ces solutions déjà pratiquées en réponse à l’instabilité économique et écologique de nos sociétés.

Des approches plasticiennes célébrant à leur façon et de façon positive la fertilité de la terre, la beauté dans la sobriété, la question d’un habitat autonome, ainsi que d’autres alternatives abordées par nos partenaires dans les domaines aussi vastes et variés que sont l’agriculture, la santé, l’éducation, l’habitat, la ville ou encore la consommation, la monnaie…

Une approche artistique pour permettre à la parole de s’ouvrir et de converser sur les enjeux d’un développement alternatif et durable, qualitatif, coopératif et solidaire, à portée de chacun pour mieux ré-enchanter le monde.

« Seulement après que le dernier arbre aura été coupé, que la dernière rivière aura été empoisonnée, que le dernier poisson aura été capturé, alors seulement vous découvrirez que l’argent ne se mange pas. » Pierre RABHI

Vernissage le jeudi 23 mars à partir de 18h avec l’association « Pays d’Arles en transition » et en partenariat avec la librairie Le Méjan Actes Sud et leurs collections « Domaine du possible » et « Je passe à l’acte » 

Avec les œuvres d’Estelle Delesalle, Thibault Franc, Suzanne Hetzel, Emanuela Meloni, Barbara Ryckewaert

Remerciements également au cabinet Lina Ghotmeh / DGT Architects et Engie Inéo pour le prêt des photographies de son projet d’agriculture urbaine « Ré-inventer Massena »

 

Porté : présenté / Suzanne HETZEL 

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Suzanne HETZEL est diplômée de l’École supérieure d’art de Marseille en arts visuels.

Sa démarche photographique, narrative et de mise en scène s’organise autour de la rencontre avec un intérieur, un quartier, un territoire et « les marques que celui-ci laisse en nous ».

Ce sont alors les objets qu’elle y glane, les ressentis qu’elle en tire, les photographies qu’elle en fait et l’attention qu’elle porte aux personnes qui y vivent et y travaillent, leurs propos qu’elle écoute qui vont alors raconter l’essence de ces lieux, « notre façon de les habiter », cet ensemble subtil qui prendra ensuite la forme d’installations ou d’éditions.

La photographie présentée ici est un élément de son travail effectué en Camargue pendant deux ans qui a donné lieu à l’exposition « 7 saisons en Camargue ».

Un ouvrage du même titre à été édité en 2016 par Analogues, maison d’édition pour l’art contemporain.

Tirage d’exposition sur papier Kodac Endura mat au format 60×60 cm contrecollé sur aluminium – 750 euros

Massa verde / Emanuela MELONI 

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Emanuela Meloni est née en Sardaigne en 1987.

Après des études en Sciences Politiques puis en Philosophie, elle aborde la Photographie en 2009, et commence l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 2012, dont elle obtient le diplôme de grade de Master II avec mention en juin 2015.

« L’art est pour moi un accès privilégié au monde, un seuil qui permet de traduire la relation entre mon intériorité et ce qu’il y a autour. L’expérience perceptive et sensorielle que l’on fait des phénomènes ouvre à des espaces à la fois insaisissables et vertigineux. C’est dans ces espaces que je tente de me placer en cherchant à traduire la rencontre avec les lieux et les personnes qui y gravitent, aidée parfois par d’autres médiums tels que le son ou la vidéo, voies d’accès différentes et complémentaires qui se mêlent entre elles pour restituer au mieux les croisements entre la subjectivité, l’altérité, les identités et les paysages.

Ici la photographie « Massa verde » est tirée de la série « Il quinto passo », un hommage à ma terre d’origine, la Sardaigne. À ses lumières, à ses profils sauvages, à ses silences durs, et à une certaine relation entre l’homme et la nature. ».

Tirage d’exposition 50×75 cm sur papier brillant  Hahnemühle Photo Rag Baryta contrecollé sur aluminium – 600 euros

 

Jardins Reliquaires / Estelle DELESALLE

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La démarche poétique et symbolique d’Estelle Delesalle est liée à l’histoire de la curiosité telle qu’elle a pu apparaitre à la fin du Moyen âge et au début de la Renaissance.

Sa vision contemporaine et performative du merveilleux échappe au territoire prescrit de l’œuvre en se renouvelant en permanence dans des lieux et des objets des plus singuliers.

Incarnés au travers de l’étude d’un jardin, d’un parfum impossible, d’œuvres blessées ou encore de la palingénésie, les signes révélés par l’artiste nous permettent d’entrevoir les dynamiques de ce qui toujours échappe et émerveille.

Diplômée en Etudes supérieures en Histoire de l’Art – École d’Art, Nantes – Avignon. Estelle Delesalle vit entre Avignon et Paris.

Ici une œuvre tirée de ses « Jardins reliquaires » de 2017.

Je me suis souvent prise à rêver d’emporter avec moi une partie d’un paysage.

J’ai alors commis de nombreux rapts, dérobant discrètement plantes et plantules que je soigne et collectionne comme un album.

Les Jardins-Reliquaires sont des extraits de paysage qui développent leurs racines dans l’interstice de deux plaques de verre. La restriction extrême de l’espace permet d’admirer la dualité du monde végétal qui se nourrit autant de lumière que d’ombre.

Les prélèvements sont opérés autour d’un point précis, sous-titré en latitudes et longitudes. Etonnamment ils retrouvent leur dimension de paysage : l’horizon est dessiné par la terre, la transparence apporte le lointain et la condensation une atmosphère.

Les cadres dans lesquels ils sont enchâssés différencient ces objets vivants du réel, les basculant dans le domaine de la représentation et de l’image.

Je les nomme Jardins-Reliquaires, car ils ont la clôture intime du premier et portent l’idée de fragment et de préciosité de l’autre.

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Jardins-Reliquaires – Plantes, substrats, verre, bois

Jardin-Reliquaire
N 43° 57′ 5.1264 » – E 4° 48′ 22.5102 »
11,5x16cm – 500 euros

Jardin-Reliquaire
N 43° 51′ 21.9162 » – E 4° 43′ 50.5164 »
18×21 cm – 600 euros

Jardin-Reliquaire
N 43° 52′ 42.6642 » – E 4° 35′ 23.6436 »
28×35 cm – 650 euros

 

Cabane / Thibault FRANC

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Après des études de philosophie, Thibault Franc s’est tourné vers les arts plastiques.

Ses travaux renouant des liens entre poésie, mythe, science et philosophie, vont de la représentation picturale joyeuse et expressive à la transformation d’objets, de l’écriture de romans à la vidéo, de la performance à la conférence, le tout avec la volonté de rendre compte des forces génératrices de la nature dans une atmosphère symbolique haute en couleurs.

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« Si je suis atteint d’une forme de folie, c’est d’une frénétique paréidolie qui me conduit à être en permanence submergé par du sens. Ce qui rejoint l’animisme et la superstition, l’impression que chaque œuvre est un animal éventré, dans les entrailles duquel se lisent d’autres œuvres à venir. ».

Le tableau « La cabane » est un travail sur un tableau déjà existant dont le tumulte originel fut effacé pour laisser apparaître cette cabane solitaire dans la nature. « L’idée était de proposer ainsi des nids dans les arbres, une forme de courage des oiseaux, de résilience lumineuse. Mais on sent toujours affleurer le tumulte du monde et la vibration des épaisseurs de peinture sous-jacentes. »

« La cabanne » – Peinture acrylique sur toile 80×100 cm – 1500 euros

« Flamants roses » – Peinture acrylique sur toile 60×60 cm – 900 euros

Sédiment 1 & 2 / Barbara RYCKEWAERT

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Diplômée en 2010 de l’école Nationale des Arts Décoratifs de Paris, Barbara RYCKEWAERT, photographe et vidéaste, s’intéresse aujourd’hui aux rapports entre l’homme et la nature en interrogeant notre perception du paysage, des espaces dits naturels et les liens que nous entretenons avec eux
Les 2 photographies présentées ici sont issues d’un travail de recherche proche d’une démarche scientifique regroupant un ensemble de dessins, d’études, de roches et de sédiments scénographiés, ainsi que plusieurs photographies autour de la géologie et sa dimension d’observation.

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2 photographies format 40x40cm dans cadres aluminium 50×50 cm – 500 euros l’une

« L’alternative heureuse »
Exposition du 15 mars au 15 avril 2017
Du mercredi au samedi de 12h à 19h30
et sur rendez-vous
38, rue du 4 septembre à Arles

 

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